S'accaparer du contenu qui n'est pas le sien et ne pas l'assumer : bienvenue chez Spi0n

S'accaparer du contenu qui n'est pas le sien et ne pas l'assumer : bienvenue chez Spi0n


9gag a créé toute une génération d'enculés des Internets se contentant de piquer du contenu trouvé ça et là et de s'en réclamer les auteurs en y apposant leur logo. Les gros lécheurs de cette méthode de chiens d'infidèles sont nombreux. Citons, en France, Spi0n, dont le travail consiste à voler quotidiennement des vidéos puis à les uploader sur Dailymotion afin de se faire du pognon dessus. Difficile d'ailleurs de savoir qui se cache derrière cette fumisterie (Enard, est-ce toi ? Avec ta société toulousaine Feed Up Network ?). Les types préfèrent garder l'anonymat et ce, principalement, pour ne pas être importunés par les ayants droit. Habile. Vol de gain, monétisation du travail d'autrui... Spi0n est l'incarnation même du Sida du web.

Prenons un exemple : celui d'un meme de merde que nous avons détourné puis partagé récemment sur notre page Facebook. Quelques heures après il était repris avec le logo de Spi0n dessus, sans nous citer :

 

 

Les mecs bouffent à tous râteliers. Rageux que nous sommes, nous les avons contactés. LEUR REPAUNSSE VA VOU ETONNER :

 

 

Clairement on se fait pisser dessus. Pas très Charlie tout ça. Où est donc passé l'esprit #generationbataclan mes enfants ? Fort heureusement il ne s'agit ici que d'un meme sans intérêt dont le principe est d'être repris à l'infini. Internet tout ça. Mais comment ne pas avoir une pensée pour les dessinateurs ou réalisateurs voyant leurs oeuvres pillées ? Boulet Corp, victime du vol de ses planches par la communauté 9GAG, en a d'ailleurs fait le sujet d'un de ses dessins. Tout cela se fait au nom d'une croyance totalement fausse : sur Internet tout est gratuit, partageable à l'infini, rien n'appartient à personne. C'est absolument inexact.

Mais bon, allez, prenons le logo de Spi0n, il est à tout le monde. Je peux donc m'amuser à le coller partout.

 

 

Cher Spi0n, ton coeur de métier consiste à chipper le travail des autres, OK, j'ai compris. Mais, à défaut de créer des trucs, vu que tu as séché un peu les cours du respect, voici un rapide rappel de deux règles simples de courtoisie sur la toile :

- citer sa source,
- remercier celui qui a fait connaître la source.

Ho, je ne dis pas ça pour le meme tout pourri que l'on a partagé, il ne vaut pas la peine de se chamailler, il était juste là pour démontrer ta courtoisie. Je dis ça pour tous les créateurs de contenu que tu pilles chaque jour. Je n'écris pas non plus ces quelques lignes pour faire de Fier Panda un exemple. Nous ne sommes pas irréprochables. Il nous arrive de vouloir aller trop vite. Mais nous tentons au maximum de ne pas être une verrue digitale comme Spi0n, site qui, rappelons-le, est dans l'illégalité la plus totale.

Merci Clément, Manu, Rosie, Chloé et François pour les montages !

La revue de presse « Pute à cliques » de la semaine #3

La revue de presse « Pute à cliques » de la semaine #3


Parfois, le vendredi soir, je me retrouve dans ce genre d’ambiance. Après une semaine à suer pour trois cacahouètes, je me prépare à débouler dans une soirée. Je me savonne et je sors, parce que je me mépriserais à me regarder m’endormir devant Jumanji dans une salade de cendres de joints et de chips. Après tout, qui sait, ça sera peut être palpitant.

La flasque de vodka pré-soirée commence à faire son effet, mais j’arrive trop tard pour les alcools premiers choix. Merde. La bière commence à manquer également, il va falloir faire la tournée des collets. Dans une soirée, il y a toujours quelqu’un qui planque de l’alcool. Le tout c’est de faire les caches avant qu’il y ait pénurie et que le chenapan s’en aperçoive.

Direction la cuisine où mon pote, le cul sur le bar, m’accueille avec un sourire sardonique. C’est qu’il a l’air d’être au cirque, le polisson. Le groupe parle de la récente démission de Taubira, de sa potentielle candidature aux primaires socialistes et à la présidentielle. Concours d’éloquence sous Jack Daniels, peut- être ont-ils aussi fait, comme Eloïse, Science Po en province ?

 

 

C’est un peu pénible. Tout ça n’est décidément pas très Génération Bataclan. Je m’en suis allé sur mon portable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le retour en vélib avec la roue avant crevée fut une délivrance. 

'Ouai, j'vois ouai' : un après-midi de chien

'Ouai, j'vois ouai' : un après-midi de chien


C'est en 2002, dans les coulisses des Golden Globes, que j'ai rencontré Vincent, accompagné de la belle Solène. James Franco leur versait une bière dans le but sournois de se saisir de leur talent. C'est qu'il en avait marre d'être nul j'imagine. Mais les "Ouai j'vois Ouai" restèrent insensibles aux sollicitations du jeune américain. Ils avaient mieux à faire que de subir la transpiration gênante de ce wannabe maladroit. Enfin je crois. Alors ils s'échappèrent discrètement du monologue pénible de la source de clapotage de quelques gourdasses des campagnes. C'est alors que nos regards se croisèrent. Et plus rien n'a jamais été pareil.

Vincent et Solène sont désormais les Directeurs Artistiques des studios Pixar. Ensemble, ils révolutionnent le monde étriqué de la vidéo. Le résultat est surprenant, éblouissant. Je n'en crois pas mes yeux.

Pendant son temps libre et entre deux récompenses internationales pour l'immensité de leur travail, Vincent trouve toujours un peu de temps pour modeler la BD comme il modèlerait une femme : en lui donnant tout l'éclat qu'elle mérite.

A la recherche d'un nouveau challenge à la hauteur de son prestige, il se lance aujourd'hui dans une collaboration avec Fier Panda - l'empire médiatique que j'ai créé sur les cendres de MySpace. Toutes les deux semaines, il partagera sa vision du monde dans nos pages. Voici son premier masterpiece :

Retrouvez 'Ouai, j'vois ouai' sur Facebook.

La revue de presse « Pute à cliques » de la semaine #2

La revue de presse « Pute à cliques » de la semaine #2


Ça caillait sec en terrasse, mais Clara valait bien un risque d’engelures. Candide brune aux yeux bleus, une gerbe de taches de rousseurs sur le visage, mes heures passées à poncer Tinder allaient enfin payer. Je me suis retrouvé devant un être qui ponctuait ses phrases de 'lol' et 'mdr'. Merde. Engourdi par le froid et l’incompréhension, j’ai pu reprendre mon souffle quand elle se leva pour aller aux toilettes.

Ce n’est pas ma faute. On m’en montre toujours juste assez pour que je plonge. Ça ressemble étrangement à mes pérégrinations dans les méandres de la Facebook fange. 4 x 100 mètres 4 nages dans le pédiluve de l’information. Et c’est tous les jours le mercredi aprem, le moment des bébés nageurs. Gare à celui qui boit la tasse.

C’est un peu pénible.

 

Vice, le clickbait tarantinesque
 

Titre, image, texte, la Sainte Trinité est respectée, t’as plus qu’à cliquer. Le fait est que le webzine puise dans les références à la culture doofy du clique pour la réinterpréter, en faisant un objet d’autant plus fascinant.

 

Loïs Lane, du Pulitzer au glory hole
 


Eloïse est jeune, belle, intelligente, elle a même fait Science Po en province. Des étoiles plein les yeux, imbibée par les figures célèbres qui ont façonné sa vision du monde, elle veut devenir journaliste. Philippe est un baroudeur, rédac chef, il sillonne l’Europe de l’est le web pour dénicher des « potentiels ». Il la remarque sur Twitter, et lui propose un stage. La suite on la connaît, l’itinéraire classique : l’impossible reconstruction, les séances de psy’, la perte de foi en l’humanité, puis la rechute en acceptant un poste de Community manager chez Oasis.
 


Entre le pitch de film porno à ma gauche, et la mayonnaise crypto-amalgamante à ma droite, mon cœur balance.

 

La culture que l’on mérite
 


Le site spécialisé dans le recrachage du « lu autre part » ramolli. C’est-à-dire que personne de « bien important » n’est mort cette semaine. Loin de vouloir faire des argumentum ad hominem, en cherchant à en savoir un peu plus sur les pigistes, on finit par être plus triste encore.
 

Eloïse, pauvre Eloïse…

 

L’entertainment Cyril Hanounesque
 


 


Rien à dire, l’humanité avance.
 

Le coin des Segpa
 


Simone de Beauvoir serait si fière.
 


 


Viens vite voir si ta sœur a un nom à sucer en bas des blocs.
 

Les génies
 


 

Mes doigts dansent avec grâce.

Swip droit, swip droit, swip gauche, swip droit… match.

Je mets mon portable entre mes dents pour tirer la chasse. Putain, elle était quand même bonne Clara.

La revue de presse « Pute à cliques »  de la semaine #1

La revue de presse « Pute à cliques »  de la semaine #1


Narines aux vents, l’écharpe autour du cou, je commence ma journée pianotant avec dextérité sur mon smartphone, avant de m’engouffrer dans une bouche de métro où les odeurs corporelles caramélisées succèdent à celles des pots d’échappement.

Cette déplaisante, mais ô combien quotidienne, expérience olfactive fait écho à mes pérégrinations sur Facebook ces derniers temps. Je suis saturé de publications qui semblent avoir été écrites pour aspirer les cliques.

Le Clickbait plus trivialement appelé « putes à cliques » perclus dorénavant nos balades sur Facebook. C’est à dire qu’il faut générer de l’engagement, ou du trafic sur le site, et que l’on sait qu’une paire de loch, du chaton ou une phrase du type « INCROYABLE, vous nen reviendrai pas de se qu’il va adveunir » a tendance à susciter la curiosité.

C’est un peu pénible. C’est aussi savoureux.

 

Vice, le Tarantino du clickbait

 

Les articles de Vice sont également vertueux.

Le média a très tôt compris l’intérêt de mettre en orbite son gonzo journalisme avec des posts Facebook Viagra effect pour les trolls et les excités du clavier. Ce qui a aussi l’effet de générer du trafic vers son contenu. Ses titres Kamoulox ne trompent pourtant pas le cliqueur. Provocateurs, clivants, les articles sont congruents avec les titres.

 

La presse « tradi » arpente les terrasses, bouquet de roses à la main

 

« Les gars, j’ai trouvé une nouvelle note sur mon sifflet à golbute, un mix entre animal cute et artistes morts depuis moins de 48h » - Jordan, 21 ans, Stagiaire Digital chez L’Express.

La Buzzfeedification est l’équivalent de l’ubérisation pour la presse. Après avoir essoré le thème des attentats sous tous les angles, le mois de janvier commence parfaitement. Après les morts successives de Lemmy, Galabru, Bowie et Rogue, c’est au tour de René Angélil de claquer. Va falloir que le petit con de stagiaire nous montre qu’il mérite ses 500 euros.

Heureusement, la presse régionale est à la rescousse de la vraie information.

 

La culture avec un petit c

 

« GQ est le magazine de référence en matière de style au masculin ».

Les gars perdent vraiment de l’oseille depuis qu’ils se sont fait faire la nique par les blogueurs mode. Du coup ils se rabattent sur de la merde encore plus merdeuse.

 

Buzzfeed, Konbini et le tiroir à popo

 

Like si té triste, partage si tu veux lécher c larmes.

 

La Cour des Miracles

 

On commence à toucher l’essence du clickbait, mais on peut descendre encore d’un cran, plus près de l’atome.

OMG ! Clique si tu veux savoir si l’enfant trognon a des gros chonch maintenant.

 

La crème

 

J’ai un peu de gêne à troller ce genre de chose, cela me fait l’effet de me moquer des segpas en leur vendant du caca de chiens dans de l’allu tout en leur disant que c’est de « la foudre » afghane.

C’est limite de l’art.

 

L’enchevêtrent des corps se fait plus pressant dans la rame de RER, me sortant de ma torpeur. Entre les râles d’exaspération, les « non, mais euh.. » et autres soupirs lourds, je croise la bouille goguenarde d’une blonde à lunettes. Je souris à mon tour. Putain, les gars qui créent les bannières de site de boule sont des génies.

Nichons


Nichons. Nichons. Nichons. Nichons.

Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons.

 

Nichons ? Nichons ! 

 

Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons.

 

 

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Nichons. Nichons.

 

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