La revue de presse « Pute à cliques » de la semaine #2

La revue de presse « Pute à cliques » de la semaine #2


Ça caillait sec en terrasse, mais Clara valait bien un risque d’engelures. Candide brune aux yeux bleus, une gerbe de taches de rousseurs sur le visage, mes heures passées à poncer Tinder allaient enfin payer. Je me suis retrouvé devant un être qui ponctuait ses phrases de 'lol' et 'mdr'. Merde. Engourdi par le froid et l’incompréhension, j’ai pu reprendre mon souffle quand elle se leva pour aller aux toilettes.

Ce n’est pas ma faute. On m’en montre toujours juste assez pour que je plonge. Ça ressemble étrangement à mes pérégrinations dans les méandres de la Facebook fange. 4 x 100 mètres 4 nages dans le pédiluve de l’information. Et c’est tous les jours le mercredi aprem, le moment des bébés nageurs. Gare à celui qui boit la tasse.

C’est un peu pénible.

 

Vice, le clickbait tarantinesque
 

Titre, image, texte, la Sainte Trinité est respectée, t’as plus qu’à cliquer. Le fait est que le webzine puise dans les références à la culture doofy du clique pour la réinterpréter, en faisant un objet d’autant plus fascinant.

 

Loïs Lane, du Pulitzer au glory hole
 


Eloïse est jeune, belle, intelligente, elle a même fait Science Po en province. Des étoiles plein les yeux, imbibée par les figures célèbres qui ont façonné sa vision du monde, elle veut devenir journaliste. Philippe est un baroudeur, rédac chef, il sillonne l’Europe de l’est le web pour dénicher des « potentiels ». Il la remarque sur Twitter, et lui propose un stage. La suite on la connaît, l’itinéraire classique : l’impossible reconstruction, les séances de psy’, la perte de foi en l’humanité, puis la rechute en acceptant un poste de Community manager chez Oasis.
 


Entre le pitch de film porno à ma gauche, et la mayonnaise crypto-amalgamante à ma droite, mon cœur balance.

 

La culture que l’on mérite
 


Le site spécialisé dans le recrachage du « lu autre part » ramolli. C’est-à-dire que personne de « bien important » n’est mort cette semaine. Loin de vouloir faire des argumentum ad hominem, en cherchant à en savoir un peu plus sur les pigistes, on finit par être plus triste encore.
 

Eloïse, pauvre Eloïse…

 

L’entertainment Cyril Hanounesque
 


 


Rien à dire, l’humanité avance.
 

Le coin des Segpa
 


Simone de Beauvoir serait si fière.
 


 


Viens vite voir si ta sœur a un nom à sucer en bas des blocs.
 

Les génies
 


 

Mes doigts dansent avec grâce.

Swip droit, swip droit, swip gauche, swip droit… match.

Je mets mon portable entre mes dents pour tirer la chasse. Putain, elle était quand même bonne Clara.

La revue de presse « Pute à cliques »  de la semaine #1

La revue de presse « Pute à cliques »  de la semaine #1


Narines aux vents, l’écharpe autour du cou, je commence ma journée pianotant avec dextérité sur mon smartphone, avant de m’engouffrer dans une bouche de métro où les odeurs corporelles caramélisées succèdent à celles des pots d’échappement.

Cette déplaisante, mais ô combien quotidienne, expérience olfactive fait écho à mes pérégrinations sur Facebook ces derniers temps. Je suis saturé de publications qui semblent avoir été écrites pour aspirer les cliques.

Le Clickbait plus trivialement appelé « putes à cliques » perclus dorénavant nos balades sur Facebook. C’est à dire qu’il faut générer de l’engagement, ou du trafic sur le site, et que l’on sait qu’une paire de loch, du chaton ou une phrase du type « INCROYABLE, vous nen reviendrai pas de se qu’il va adveunir » a tendance à susciter la curiosité.

C’est un peu pénible. C’est aussi savoureux.

 

Vice, le Tarantino du clickbait

 

Les articles de Vice sont également vertueux.

Le média a très tôt compris l’intérêt de mettre en orbite son gonzo journalisme avec des posts Facebook Viagra effect pour les trolls et les excités du clavier. Ce qui a aussi l’effet de générer du trafic vers son contenu. Ses titres Kamoulox ne trompent pourtant pas le cliqueur. Provocateurs, clivants, les articles sont congruents avec les titres.

 

La presse « tradi » arpente les terrasses, bouquet de roses à la main

 

« Les gars, j’ai trouvé une nouvelle note sur mon sifflet à golbute, un mix entre animal cute et artistes morts depuis moins de 48h » - Jordan, 21 ans, Stagiaire Digital chez L’Express.

La Buzzfeedification est l’équivalent de l’ubérisation pour la presse. Après avoir essoré le thème des attentats sous tous les angles, le mois de janvier commence parfaitement. Après les morts successives de Lemmy, Galabru, Bowie et Rogue, c’est au tour de René Angélil de claquer. Va falloir que le petit con de stagiaire nous montre qu’il mérite ses 500 euros.

Heureusement, la presse régionale est à la rescousse de la vraie information.

 

La culture avec un petit c

 

« GQ est le magazine de référence en matière de style au masculin ».

Les gars perdent vraiment de l’oseille depuis qu’ils se sont fait faire la nique par les blogueurs mode. Du coup ils se rabattent sur de la merde encore plus merdeuse.

 

Buzzfeed, Konbini et le tiroir à popo

 

Like si té triste, partage si tu veux lécher c larmes.

 

La Cour des Miracles

 

On commence à toucher l’essence du clickbait, mais on peut descendre encore d’un cran, plus près de l’atome.

OMG ! Clique si tu veux savoir si l’enfant trognon a des gros chonch maintenant.

 

La crème

 

J’ai un peu de gêne à troller ce genre de chose, cela me fait l’effet de me moquer des segpas en leur vendant du caca de chiens dans de l’allu tout en leur disant que c’est de « la foudre » afghane.

C’est limite de l’art.

 

L’enchevêtrent des corps se fait plus pressant dans la rame de RER, me sortant de ma torpeur. Entre les râles d’exaspération, les « non, mais euh.. » et autres soupirs lourds, je croise la bouille goguenarde d’une blonde à lunettes. Je souris à mon tour. Putain, les gars qui créent les bannières de site de boule sont des génies.

Nichons


Nichons. Nichons. Nichons. Nichons.

Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons.

 

Nichons ? Nichons ! 

 

Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons. Nichons.

 

 

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Nichons. Nichons.

 

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Nichons.

Jean-Marie toujours dans le game


Après GoT, Jean Neige et Logolas on teste aujourd'hui notre maîtrise de Photoshop sur Jean-Marie :
 

 

Merci Franck, Ben, Val et Axel pour l'aide ! Certaines de ces "créations" ne sont pas de nous et ont été piquées sur Twitter (@christopheconte, @AdrienDLPBR, @daronsmagazine, @laffargue, @tomcornebize)

Hommage aux lyrics incroyablement pourris de FAUVE

Hommage aux lyrics incroyablement pourris de FAUVE


On a deux passions dans la vie : faire de la merde sur paint et feuilleter Skyblog. Nous avons uni ces deux amours afin de sublimer les envolées lyriques de FAUVE - mais si, ce groupe de post slam rock slash electro slash rock qui donne envie, au choix, de s’enfoncer une crayon dans l’urètre ou de subir une tournante avec une bande de néonazis dans une cave de banlieue. Le résultat est flamboyant. Même si, soyons honnêtes, techniquement je n'y connais pas grand chose en art.
 

On a également mis toutes nos créations sur imgur.

Tu ne sais rien Jean Neige


Il y a de cela huit mois nous nous étions amusés à traduire et détourner la phrase 'you know nothing Jon Snow' (version alternative) tirée de la série Game Of Thrones. On avait ensuite supprimé "l'article" du site tout simplement pour libérer de la place sur nos serveurs tout en laissant nos réalisations sur imgur. En découvrant que 9gag nous a tout pompé sans nous citer, nous repartageons nos merdes :