Facebook va bannir les informations mensongères, annonce Zuckerberg tout en présentant son enfant reptilien

Facebook va bannir les informations mensongères, annonce Zuckerberg tout en présentant son enfant reptilien

 

Couper les vivres publicitaires aux menteurs : c'est en substance le message transmis par Facebook mardi 15 novembre dernier lors d'une conférence de soutien à Donald Trump. Pour sévir contre l'intox polluant le réseau social, Mark Zuckerberg a annoncé qu'il taperait là où ça fait mal : au porte-monnaie. Il souhaite ainsi retirer ces sites de la régie publicitaire du géant de la toile afin de :

 

"Make Facebook great again" (rendre facebook bien de nouveau)



Mark en a profité également pour se féliciter de la victoire de Donald Trump tout en s'engageant à priver de publicités les applications ou les sites dont le contenu est trompeur ou fallacieux. Il a ainsi affirmé :

 

"We are going to build a firewall" (nous allons construire un pare-feu)


Très remonté par ces sites de désinformation, il a précisé qu'il souhaitait "attraper ces sites par la chatte" avant d'aller serrer la main de Donald Trump et de rappeler que Facebook était le réseau social de toute l'Amérique. Il a conclu la conférence, accompagné d'Harambe, en présentant la naissance de son enfant reptilien.

 

Source - Merci Benjamin & Nicolas

Le pedal pumping ou le fétichisme des femmes appuyant sur une pédale de voiture

Le pedal pumping ou le fétichisme des femmes appuyant sur une pédale de voiture


N'ayant pas de véritable emploi, je passe le plus clair de mon temps à fouiller les Internets. Mes recherches tournent généralement autour de deux axes : la stupidité (enfin, les complotistes quoi) et les fétichismes étranges. Concernant cette pratique, l'imagination des canailles pratiquant une sexualité sortant des normes est sans limite. Croûtenards, mécanophiles, man babies, sploshers, hard crushers, doorknob lickers, lécheurs de chaussures, fétichistes des Air Max, loonersmaiesiophilia, gonfleurssmegma lickers, sport socks lover... Tout ce qui nous entoure est sujet à une masturbation frénétique et, merci au Dieu de la télécommunication et des réseaux informatiques, tout ce qui est sujet à une masturbation frénétique trouve sa place sur Internet (règle numéro 36 de la toile : "no matter what it is, it is somebody's fetish").

En matière de fétichisme, les adorateurs des pieds sont, de loin, mes chouchous. Pour quelle raison ? Tout simplement car les dérivés de cette pratique sont infinis et généralement assez cocasses. On trouve ainsi des amoureux de foot tickling (chatouillage de pieds), de food crushing (écraser des aliments avec ses pieds), des arts martiaux (car pratiqués pieds nus), de ball busting (écrasage de couilles - une autre forme du trampling soit la pratique consistant à piétiner son partenaire), de sandaljob (un équivalent du footjob mais avec des sandales, une pratique consistant à se faire masturber par les pieds de son compagnon de jeu)... La liste est infinie.

Le sous-genre de foot fetish le plus fun à mes yeux reste le pedal pumping. Qu'est-ce donc ? Il s'agit tout simplement de personnes excitées par des femmes conduisant des véhicules et posant les pieds (nus ou avec des talons) sur des pédales de frein et d'accélérateur dudit véhicule (très souvent une voiture, parfois une moto). On trouve pléthore de sites spécialisés en la matière, tous bien oldschools, comme pedal-lady, pedal vamp, pumpthatpedal et carstuckgirls - pour ne citer qu'eux. Le pedal pumping comprend trois grandes catégories : 

- le revving : une femme fait chauffer le moteur de sa voiture au point mort, 
- le cranking : la personne aux commandes de la voiture essaye (plus ou moins rapidement et de nombreuses fois sans y arriver) de démarrer un véhicule,
- le driving : on observe les pieds et jambes de quelqu'un conduisant un engin motorisé, si cette personne conduit très sportivement en enfonçant sa pédale jusqu'au plancher on parle de flooring.

Evidemment ces catégories se mélangent et donnent naissance à d'autres sous-catégories, comme par exemple le cold start. Vous êtes perdus ? Rassurez-vous, il existe une communauté française de fétichistes de pedal pumping, vous pouvez la retrouver sur le forum très actif fetish'pieds. Elle saura vous guider dans votre recherche d'une sexualité exotique.

 

Africa24.info, boss de fin des sites de buzz

Africa24.info, boss de fin des sites de buzz


Étant moins aventureux qu'autrefois, se perdre sur Internet signifie la plupart du temps pour moi se perdre sur Facebook. Naviguer de page en page en suivant les suggestions peut parfois amener à de vraies bonnes trouvailles. C'est ainsi que par un bel après-midi de septembre, un post a attiré mon attention :

 

 

J'ai d'abord pensé avoir affaire à un énième Gorafi-like suivant la première règle d'Internet : pas besoin d'avoir des idées, il suffit de copier ceux qui ont du succès. Étant quand même piqué dans ma curiosité, je leur ai donné mon clic. Le site est assez bien fait, n'agresse pas l'œil par des polices ou des couleurs insupportables. Mais l'article… Pour vous résumer rapidement le délire, c'est l'histoire d'un mec qui met enceinte la fille d'un marabout et qui ne l'assume pas. Le marabout se venge en lui mettant le bébé dans le bidon. Au-delà de la crédibilité toute relative de cette histoire, le style d'écriture et l'orthographe sont assez approximatifs. Morceaux choisis :

 

 

Cela m'a troublé dans mes convictions. Était-ce vraiment "pour rire" ? Le problème, c'est que quelques-uns de leurs articles sont basés sur des faits réels (la fille d'Obama se faisant serrer avec un joint, le taux de pauvreté en France). Ça leur donne un peu de crédibilité j'imagine. 

J'ai donc poursuivi mon investigation (comprendre "scrollé leur page Facebook") pour voir quels autres articles étaient publiés. La magie a alors opéré. Ce site est Satan. Il est une combinaison de tous les pires sites de buzz, un alignement des planètes de putaclic, il est le megadarkzord du clicbait. On y trouve des titres aguicheurs, des articles "d'investigation" à la Buzzfil ou Féroce ou encore du bon vieux contenu complotiste. Mais là où ça devient carrément difficile de les suivre, c’est quand ils parlent de religion voire de magie.

 

 

 

 

Ce qui les différencie de la concurrence est leur décomplexion totale. Ainsi, il y a quelques mois, ils ont répondu aux critiques qui leur étaient régulièrement faites en expliquant leur ligne éditoriale. C'est là, c'est pour vous :

 

 

Ça a le mérite d'être clair. Chez Africa24.info, on n’a pas le temps de niaiser, on a l’esprit ailleurs. 

Burkini, what else ?


Tout est parti d'un tweet de Jean-Christophe Buisson, directeur adjoint du Figaro Magazine.

 

 

Il a juste oublié un verbe : détourner.

 

Merci Jao, Matthieu & Rosie !

Bienvenue sur "cumpic de cokine", un groupe Facebook consistant à éjaculer sur les photos de profil de ses participants

Bienvenue sur


La plupart des forums et blogs se vident doucement au profit des groupes Facebook, havres de paix et d’intimité où la plupart des participants se sentent faussement en sécurité. Au cours d’une de mes soirées consacrée à l’étude de ce phénomène je suis tombé sur un groupe privé intitulé : cumpic de cokine. Dévoré par la curiosité j’ai aussitôt demandé à le rejoindre afin de mieux cerner cette pratique dont le nom est lourd de sens. Si la dick pic est un classique, la cum pic reste plus confidentielle. Hormis quelques tags sur les sites pornos je pensais naïvement que le cumtribute était marginal, réservé à des originaux souhaitant prouver leur virilité en étalant devant le monde entier le volume de leur éjaculation. Monumentale erreur.

Le postulat du groupe est simple : une éjaculation sur une photo permet d’honorer l’heureuse élue. Généralement les demandes viennent d’hommes. Louche mais rien de méchant. Lors de mes premiers scrolls j’imagine cet endroit comme un repaire d'adeptes du revanche porn désireux d'humilier virtuellement une ex. Après plusieurs heures d’investigations en sous-marin, il semble que la réalité est bien plus complexe. Déjà, différents types de pratiques cohabitent au sein du groupe.

D’un côté nous avons les exhibitionnistes du foutre, ces artistes de l’éjaculation faisant ça à l’ancienne sur une photo Polaroid. D'un autre côté nous avons les geeks n’hésitant pas à mettre leur matériel à rude épreuve en le souillant complètement. Certains font même preuve de plus d’audace et, pour honorer une chaudasse, vont jusqu’à poster une vidéo de leur activité.

 

Ensuite les demandes ne sont pas que masculines, certaines émanent de profils féminins - si plusieurs sont complètement bidons, certaines semblent toutefois crédibles.

Le mécanisme reste par contre toujours le même : une photo vaguement sexy est publiée - gueule de pute, peau acnéique et cheveux gras - accompagnée d'un texte de type « lâchez-vous » . Aussitôt un essaim de mâles se rue sur la photo et les cumpics commencent à fleurir. Si la demande initiale provient d'une gente dame, cette déesse du foutre remercie chaleureusement son fan club et conserve précieusement le tout sur son PC.

Les motivations des participant(e)s restent assez floues. Après plusieurs jours à échanger via Facebook Messenger avec quelques personnes réellement sincères et intéressées par ces faciales virtuelles, ce qui m'a le plus frappé n'est pas la pratique en elle-même, après tout chacun peut fantasmer sur ce qui lui plaît, mais la misère régnant sur ce groupe. Misère affective pour certaines qui tentent d'attirer l'attention par tous les moyens. Misère sexuelle pour beaucoup qui, faute de trouver des partenaires, finissent ici. Misère financière enfin. Un amateur me confesse en privé qu'il ne fréquente pas les sites de cam classique faute d'argent pour se payer des tokens et préfère donc venir ici.

Au final rien de nouveau ni de très original, Michel Houellebecq esquissait ce principe il y a plus de vingt ans : à la lutte des classes s’ajoute une dimension sexuelle, avec ses gagnants et ses perdants.

Guide pratique pour tous les fils de putes souhaitant buzzer après un attentat


Les suceurs de likes n'ont aucune limite. Voler du contenu n'est qu'un premier pas. Le second consiste à profiter de tout, même de l'horreur d'un attentat, pour buzzer toujours plus. Dans le cas précis d'une attaque terroriste, tous les gros schlagues se lancent dans une course au retweet suivant scrupuleusement chacune de ces étapes :

 

Étape 1 : lancer un hashtag pourri sur Twitter de type "#PrayFor[insérer le nom d'une ville ou d'un pays]"

 

 

Étape 2 : créer une bannière gogole de type "JE SUIS [insérer le nom d'une ville ou d'un pays]" 

 

 

Étape 3 : réaliser une illustration dégueulasse reprenant les emblèmes et couleurs du pays ou de la ville victimes d'un attentat

 

 

Étape 4 : réaliser des memes de merde et autres détournements sur l'attentat 

 

 

Étape 5 : faire des propositions sécuritaires dignes d'une huître en mort cérébrale

 

 

 

 

Étape 6 : Lancer de faux avis de recherche

 

 

Moi président je propose trois journées de deuil et d'interdiction de réseaux sociaux après chaque attentat afin que tout le monde ferme bien sa gueule.