La fanzouze connection de Cyril Hanouna

La fanzouze connection de Cyril Hanouna

Peu de personnalités ont fait parler autant que Cyril Hanouna cette année. A la limite, Donald Trump pourrait rivaliser avec lui, mais il semble beaucoup moins dangereux que l'inénarrable Baba. Il est considéré comme l'animateur beauf par excellence, comme le fut Patrick Sébastien à la grande époque et pourtant, lui casser du sucre sur le dos est devenu très commun. Le fait de se plaindre de la tenue de son émission est devenu si banal que bientôt ce sera beauf de le faire. Aujourd'hui, on ne sait plus s'il faut l'ignorer ou lui cracher à la gueule. Perso, je ne me pose pas la question, je n'ai plus de salive.

Ce que l'on ne peut nier c'est l'aura de ce type. Jamais une gerbille n'aura autant été vénérée. La communauté de fans d’Hanouna est si immense et si unie qu'elle a même un nom : la communauté des fanzouzes. Le fanzouze est peu curieux, n’aime pas la méchanceté ni l’hypocrisie et pense dur comme fer que la pauvreté c’est mal. Fort de ces qualités, il n'hésite pas à ouvrir sa gueule, notamment sur Twitter, que ce soit pour donner son avis sur la couleur du string de Miss Clito 2011, ou pour dire "oui" à la question "Aimez-vous la télé ?". Ce qui frappe dans un premier temps, c’est le nombre d’aficionados que l’animateur a réussi à mettre derrière lui et ce n’est pas anodin si certains les qualifient d’armée.
 

 

On devrait les envier tant le bonheur tient à peu de choses pour eux. En effet, qui a besoin d’une prime ou d’une nouvelle voiture quand Dieu se permet de nous suivre ?
 

 


Allons donc faire un petit tour au pays des fans de Cyril. Cette charmante demoiselle au CV impressionnant doit avoir beaucoup de créneaux dans son agenda de ministre tant elle tweete en rafale. Cela touche tellement la production de l’émission que celle-ci ne prend même pas la peine de corriger les fautes d’orthographe quand elle diffuse les tweets de la dame.
 

 

Et que dire de cette championne ?
 

 

 


Raide dingue de Cyril Hanouna, elle lui envoie des bisous par milliers. Espérant une attention de l'animateur, elle ne désespère pas, malgré l'absence de retour de celui-ci. Elle laisse même entendre qu'elle le côtoyait de très près par le passé, et que, depuis, le trublion de C8 la délaisse comme on abandonne une vieille morue qu'on a baisée d'une mi-molle peu convaincue.
 




 

L'agacement augmente au fil des messages sans réponse, au point que la fanzouze interpelle carrément le paparazzi le plus détesté de France : Jean-Claude Elfassi. Ce dernier, conformément à ce que lui a appris son métier, n'hésite pas à se foutre de sa gueule publiquement, soulignant de manière tacite le physique difficile de la jeune femme et rendant ses dires peu crédibles. 
 


Elfassi est, tout comme nous, l'ordure de l'affaire. Le mec n'hésite pas à la jeter en pâture, la mettant sous les projecteurs, à la merci des trolls, fanzouzes extrémistes et autres enculés, tels que moi. Ses demandes de câlins répétées sont lancées comme des bouteilles à la mer, et face à son isolement, la pauvre se voit obligée de se rabattre sur les animaux des chroniqueurs, alors qu’ils n’avaient rien demandé.
 


Sérieusement, foutons la paix aux tifiens.

De la cyprine dans les urnes : à la découverte des groupies politiques

De la cyprine dans les urnes : à la découverte des groupies politiques


Quelle femme n'a jamais rêvé de devenir groupie ? Comment résister à l'appel de la route quand on peut rouler aux côtés de ses chanteurs de rock préférés ? En effet, la perspective de pouvoir participer aux orgies de chambres d'hôtel en compagnie de vieux moches aux cheveux longs est aguichante, au risque de marcher pieds nus sur une seringue ou de glisser sur la flaque de vomi laissée par Nicko McBrain. Même votre mère aurait tué un caniche pour pouvoir pomper le dard de Mick jagger, alors qu'aujourd'hui c'est votre père qui tuerait votre maman pour avoir un caniche.

Depuis peu, une nouvelle race de groupie s'est installée : la groupie politique. Elle crie son amour pour son champion, rêvant à des nuits torrides et engagées, où elle pourrait jouir en criant "Vive la France". Elles sont de tout bord, gauche, droite, extrémiste, mais les plus drôles et les plus convaincues restent celles affichant leur soutien au grand perdant de la primaire de droite : Nicolas Sarkozy.

 

 
 
 

Elles se tiennent là, disponibles, fébriles, parées aux dediboobs à la moindre demande de leur idole. Certes, il est difficile d'imaginer qu'on puisse fantasmer sur Sarko. Je vois mal où est le plaisir lorsque, lors d'un 69, on se fait bouffer la chatte les orteils de l'ex-président dans la bouche. Mais, en y repensant, c'est tout à fait crédible. Moi-même, je ne refuserais pas de prendre en levrette Mme Lagarde, lui donnant des coups de cravache à chaque fois que sa mèche blanche me glisserait des doigts.

 

 
 

Quand des groupies affrontent d'autres groupies, nous assistons à des joutes délicieuses dignes des meilleurs bastons de collégiennes. C'est un peu comme si les fans de Tokyo Hotel cherchaient des noises à celles de Christophe Maé. Chaque partie est si convaincue, qu'on a plus l'impression d'avoir affaire aux soldats du Nouvel Empire Gear qu'à des gens doués de discernement.
 


Ces groupies connaîtront finalement le même destin que celles des générations précédentes. En effet, les familles politiques finissent toujours, comme tous les groupes de rock, par splitter. Il ne leur restera que leurs doigts et une vieille bouteille de Suze pour revivre leurs années de militantisme avec nostalgie.

Un Tunisien menace de se suicider si PNL continue de faire de la merde

Un Tunisien menace de se suicider si PNL continue de faire de la merde

 

 

"Salem PNL, pardon la vie je déteste PNL."

 

Un fan de rap est monté mercredi sur la tour de l'Horloge, haute de 32 mètres, avenue Habib Bourguiba à Tunis, menaçant de se jeter dans le vide si PNL continuait de sortir des albums de merde. La police et la protection civile ont tenté de le faire descendre et n’y sont parvenus qu’au bout de plus d’une heure. Le jeune homme a été interrogé par le ministre de la culture qui va tout tenter pour mettre fin au "pire groupe français depuis Fauve".

Source - Merci Marine !

Facemouk : bienvenue dans le pire endroit des Internets

Facemouk : bienvenue dans le pire endroit des Internets


14 ans. J'étais une petite meskine, le gras du paquet de chips contre le doigt, doigt qui grattait ma gueule composée de boutons, sébum et écarteurs. Le tout surmontait une opulente poitrine trop pressée de pousser. J'étais un petit tas de désolation dans un bus bondé de banlieue en direction du collège-lycée, je participais à mon échelle à l'unisson olfactif de cette magnifique foule mécontente et odorante. Entre un bras et une aisselle, j'apercevais de ma place les mecs du fond du bus, les insolents héros de leurs propres aventures. Les cons de la mienne. Entre fascination et dégoût, je commençais à sentir les poils se dresser sur mes bras potelés, frissons de honte. Bouteille de cola éventé à la main, morceaux de musique de trente secondes repassés en boucle, mollards, douceurs verbales à l'égard des autres... Je touchais du regard ces stars.

Aujourd'hui ces petits chenapans ont tous un compte Facebook et, comme le pauvre type devant lequel un micro est tendu aléatoirement par un mauvais rappeur de MJC, la parole donnée n'est pas saisie forcément par ceux qui ont le plus de choses à dire. Jusque là, rien de plus qu'un coup dans une porte enfoncée. Puis un jour, on me parle de Facemouk. Une porte secrète dérobée, droit vers une place toute chaude sur la banquette à gogoles. Un réseau social dans le réseau social et, pour finir ma métaphore filée pétée, je dirais que nous sommes à peu près situés dans le cyberfond du bus.

Invitation envoyée, invitation acceptée, premières notifications. C'est là que commence une expérience déroutante.

Historique : Facemouk, c'est d'abord un groupe public regroupant des membres fiers de leurs origines algériennes, marocaines ou tunisiennes, une sorte de Facebook spécifique à une communauté, avec ses codes, son langage mêlant français et arabe, quelques mots sur le Coran. Jusque là, rien de bien fou. Puis un beau jour de 2014, suite aux bombardements sur la bande de Gaza, la toile s'emporte, un débat - qu'on imagine très constructif - s'enflamme. Où se situe la Palestine ? Apparemment, entre une vidéo d'éclatage de bouton et un meme à teneur clairement misogyne. Le verdict tombe, Facebook tue Facemouk. Tel le phoenix, Facemouk renaît de ses cendres. Pour l'anecdote, le 14 Novembre 2015, Facemouk devient un groupe "fermé".

Mais reparlons d'aujourd'hui.

Les campagnes de montages anti-métissage côtoient les sourates et les messages de gros costauds en manque de kebab, de masturbation ou de bagarre, viennent offrir une ponctuation comique aux nombreux questionnements tels que :
 

"Si ta femme est en pleine prière, et que tu apprends tout juste qu'elle t'a trompé, tu attends qu'elle ait fini sa prière pour la déboîter ou tu lui fous direct un crochet du droit ?"


Les horreurs se font voler la vedette par de petits posts tout en légèreté. C'est ainsi que notre ami se demande comment les parents ont fait pour se rencontrer car ils ne sortaient jamais dans les chichas ni à Zara. Ratio touchance/mignonnerie atteint. Réponse est donnée :

 

"Mais les hlels en 2016 sa existe plus tout le monde le sait très bien kil va finir avec une pute déguiser en hlel"

 

Mon émotion tombe comme une grosse érection au contact d'une photo de Jackie Sardou.

Puis d'un coup, cette terrible vérité. Je scrolle depuis bientôt une heure, lisant chaque post, me dessinant chaque personnage et me rendant compte que je n'arrive pas à remonter le temps, ni à compter le nombre de membres actifs. 234 000 personnes, comme si Bordeaux tout entier se grattait les couilles en savourant un sandwich américain.

Pour autant, aucune conversation. Aucun dialogue qui ne finit pas par "pute" ou "nik ta mere". Ainsi, plus d'un cinquième de millions de personnes se donne rendez-vous et pour autant ce sont 234 000 solitudes qui se confrontent. Ce malaise que Facemouk héberge est transposable à l'infini dans toutes les communautés du monde. Il est malheureusement souvent le centre d'attention de la crise identitaire de la fachosphère, partageant pourtant le même niveau de gogolitude. Les enfants, qu'y a-t-il de plus beau que l'ouverture et le partage ? Allez, suivez-moi, on écoutera 1,2,3 SOLEILS en allant voter H2L.

 

LinkedIn, l'antre de la gogolerie cordiale

LinkedIn, l'antre de la gogolerie cordiale

 

En recherche passive d'un nouveau poste me permettant d'être rémunéré à zoner sur les Internets, j'ai entrepris la pénible tâche de me créer un compte LinkedIn. Ce fut pour moi l'occasion de découvrir une autre dimension mêlant langage frenglish et imagerie fotolia où chaque salarié se révèle être un caucasien libéral aimant lever le pouce pour aucune raison apparente.

Dans l'exotisme de cette planète constituée de robots souriant à l'idée d'évoquer entre eux le sujet de la performance normative de leur activité trimestrielle, l'on fait face à un panel de joyeux champions (que je me suis empressé de troller à l'aide de ces incroyables montages) :
 

Les chercheurs d'emploi souhaitant maladroitement se démarquer de la plèbe 

 


Les mecs qui ont pris un peu trop confiance
 


Les éternels enfonceurs de portes ouvertes
 

 

Les larbins du réel devenant des losers du virtuel
 


Les leveurs de bras

 

 

 

 

Les putaclics corporates
 

 

Les mecs qui connaissent pas bien leur produit
 

 

"Jamais leur servir de bullshit". LOL !
 


 

Les grands penseurs
 




Tellement de gagnants à photoshoper que j'en oublie de chercher un emploi. Définitivement LinkedIn, tu es le Skyblog du trentenaire votant Fillon.
 

Merci Val et Chloé pour les montages <3

Mongolisons toujours plus Internet avec le sondage live Facebook

Mongolisons toujours plus Internet avec le sondage live Facebook


Dans l’optique de nous faire rester toujours un peu plus sur la plateforme et de concurrencer Periscope, Facebook, qui aime monnayer nos données aux annonceurs (même si ça mène à du ciblage racial), vient de tendre son nouveau hochet à une classe d’e-segpa.

Facebook Live permet à chacun de réaliser un direct vidéo sur Facebook à partir de la prise de vue d’un mobile. Les utilisateurs l’ont jusque-là mollement utilisé. On les comprend. Sur Facebook, on discute, poste ce qu’il nous plaît, et on peut garder contact avec la plupart des personnes qui ont plus ou moins compté à un moment de notre existence tout en rotant notre Stella dans le canapé. Or le Live ne permet pas de segmenter aisément ses conneries, ce qu’une photo peut faire. Qui a envie que maman nous voie poser notre teub sur la joue de cette conne de Jess qui a eu le tort de s’endormir à la dernière soirée Erasmus ? Ma mère en aurait envie, mais ça, c’est parce que Jess est ma cousine et maman a peu de nouvelles depuis qu’on est partis de Roubaix pour les études. Mais on s’éloigne.

Grosso modo, si Mojito fouette la faune des chichas avec sa ceinture Gucci du marché sur Snapchat, c’est parce qu’il agit sous pseudonyme (ce que Facebook essaie d’évacuer de sa plateforme), et que sa mère cherche encore comment télécharger une application.
 

Le mall Facebook ou l’agora Mc Donald


Facebook est devenu un lieu de sociabilité aussi épanouissant qu'un jour chômé passé au centre commercial.

Facebook est un hub, et c’est une banalité de le dire. Sur le fil d’actualité, chaque nouvelle fonctionnalité agrégée (événement, score des fchs, météo…) permet de prolonger le temps passé sur le réseau social. Non content de brider les pérégrinations sur le web qui nourrissent notre champ des possibles et nous font découvrir des sites culturels dissidents comme Efukt, cet agrégat sert surtout à augmenter la rétention de l’utilisateur sur la plateforme.

Facebook Live en tant que nouvelle “feature” est pourtant autant utilisé par Jean-tout-le-monde que le lavage de mains en sortant des chiottes. Par contre, il sert massivement aux marques pour se construire et toujours plus “engager” leur communauté (on peut en discuter des 1M de génies qui suivent la Vache qui Rit sur Facebook?). Toujours plus de collecte de data pour vous manger un bon vieux retargeting des familles par des sites douteux parce que vous avez posé quelques likes sur des loches grotesquement imposantes sur Instagram.

Non contentes de nous proposer un contenu merdique, les marques ont désormais Facebook Live pour venir nous parasiter entre deux mails au travail.

Facebook baisse la portée des publications non payées et valorise celles qui sont directement intégrées sur sa plateforme (coucou MinuteBuzz). Le Live intervient dans cette logique de clé de bras steven seagalesque pour faire en sorte que les marques crachent au bassinet.

On a récemment parlé de l’algorithme de Facebook qui nous enferme dans une bulle, nous mettant des œillères déterminées par notre capital culturel et qui aurait favorisé l’élection de Donald Trump.

Couplé avec son algorithme, le Live qui a pour optique de faire de Facebook un média vidéo, une nouvelle télé, ramène chacun à la hauteur de ses likes antérieurs. Pas de chance si t’es un cul-terreux, t’auras le droit à du Facebook Live KFC et ton pote Kevin Dupont qui broadcast le concours de roue avant devant La Foir'Fouille.
 

Community Manager, le lecteur de 9gag à l’ego d’énarque
 

Les CM sont les nouvelles stars des réseaux sociaux...pour les étudiants en comm, les stagiaires et le zozo qui suivent Burger King sur Twitter. Cette sous-race qui a payé 6K€ pour 6 mois de cours et 6 mois de stage pour refaire la stratégie Coca chaque année trouve génial le Live et tiendra des propos tel que : “cette nouvelle feature colle aux nouveaux usages et doit être intégrée dans notre stratégie outbound marketing, car c’est un nouvel outil pour notre content marketing”. On en est là.

Échantillon de créativité de la fonctionnalité :
 


Faisons confiance à Facebook, le meilleur arrive. Pensez à vous mouiller la nuque.