"Contrairement à l’image que l’on semble vouloir donner de moi, je ne suis ni Napoléon ni Alexandre" interview de François Bervas

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Michel

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Comme beaucoup, j'ai découvert l'existence de François Bervas à travers son interview sur France Inter réalisée par Guillaume Meurice. Il y évoquait sa volonté d'envoyer les dealers en Guyane, d'obliger les fonctionnaires à intégrer l'armée pendant 27 mois, de supprimer le Parlement ou encore de disperser les mendiants parisiens à la campagne. Intéressant. J'ai voulu en savoir plus.

Bonjour François et merci de nous accorder votre temps. Sur votre page Facebook, vous comparez votre programme à celui de Donald Trump : vous considérez-vous comme une version militaire du Président Trump ?

Mon histoire et celle de Monsieur Trump ne sont pas les mêmes. Quant à nos idées si elles se rejoignent parfois, je pense qu’elles ne laissent, en fait, personne indifférent compte tenu du contexte politique mondial actuel, particulièrement tendu.

En tant que "grand militaire français", souhaitez-vous au cours de votre mandat déclarer la guerre à un ou plusieurs pays ?

JAMAIS ! Résoudre les conflits par d’autres conflits serait un non-sens et, contrairement à l’image que l’on semble vouloir donner de moi, je ne suis ni Napoléon ni Alexandre !

Ni Napoléon ni Alexandre... Y a-t-il un personnage politique ou historique avec lequel vous avez des accointances ?

Aucun.

Quand je lis votre programme je note l’omniprésence de la place de l'armée, le tir à balles réelles sur les manifestants cagoulés, le port obligatoire de l’uniforme… En fait, vous souhaitez mettre en place un régime fasciste non ?

Rétablir une forme d’ordre, car l’ordre est républicain, ne rend pas un pays fasciste pour autant, non ? Et ce n’est qu’une infime partie de mon programme que l’on isole systématiquement.

Vous ne souhaitez pas résoudre des conflits par d'autres conflits, par contre vous souhaitez instaurer l'ordre par la force : ne pensez-vous pas que cela peut justement amener du conflit ?

La force c'est l'ordre. La force et le conflit ne fonctionnent pas nécessairement de pair.

Vous mettez en avant votre légion d'honneur, seulement plusieurs dizaines de milliers de personnes l’ont également obtenu dont Mussolini et Mimie Mathy. Son obtention permet même certaines corruptions. A-t-elle encore une quelconque valeur ?

J’ai gagné mes décorations au combat. Je ne pense pas que ce soit le cas de Mimie Mathy, en tout cas nous ne nous sommes jamais croisés sur un champ de bataille. A chacun donc de faire la part des choses sur la valeur de cette décoration, à inscrire dans un contexte. A savoir que je suis commandeur dans l’ordre de la légion d’honneur.

Qui compose votre équipe de campagne ?

Mes anciens qui ont combattu avec moi ! Mais je n’en reste pas moins SEUL face au peuple français.

Pourquoi vouloir supprimer l'Éducation nationale ?

L’Éducation nationale ne sert à rien. La responsabilité de l’éducation sera confiée aux cinq régions indépendantes pour une gestion plus précise et personnalisée du domaine le plus important d’un pays : à savoir l’éducation de nos enfants ! A moins que l’on me prouve le contraire, l’Éducation nationale actuelle doit traiter entre grèves, absentéisme, et autres statistiques alarmantes.

Cinq régions indépendantes ? Qu'entendez-vous exactement par là ? Le même principe que l'indépendance des états fédéraux aux Etats-Unis ?

Presque.

Vous proposez de supprimer tous les fonctionnaires : par quoi remplacerez-vous les services publics ? Les militaires assureront-ils ces tâches ou comptez-vous laisser ça totalement au secteur privé ?

Le service public sera maintenu, mais le personnel sera, quant à lui, contractuel.
 

 

Vous n’habitez pas en France, vous vivez à Bangkok. N’est-ce pas antinomique avec la notion de patriotisme que vous évoquez ?

J’imagine que vous tirez ces propos de la bouche du bien nommé Guillaume Meurice, mais sachez que ce dernier a largement arrangé notre interview à son avantage en altérant mes propos. Je suis citoyen du monde, le patriotisme n’est pas affaire de bout de papier mais bien de cœur. Je suis résident à Bangkok où réside et travaille mon épouse. Mon fils aîné travaille en Afrique, mon fils cadet en Europe et le benjamin au Canada.

Quel traitement réserverez-vous à ceux qui profitent de l'argent public comme certains candidats actuels ?

Le bannissement !

Vous n'avez pas obtenu les 500 signatures nécessaires pour participer à l'élection présidentielle : à quel candidat apportez-vous votre soutien ?

Encore faudrait-il qu’il y ait de vrais candidats à soutenir ! Pour l’instant tout ce que je vois c’est une farce à ciel ouvert.

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