Laisse pas traîner ton fils en école de commerce

Laisse pas traîner ton fils en école de commerce

Au sortir de ma prépa HEC s’est ouvert l’univers édifiant des écoles de commerce. Cet univers donne le choix entre plusieurs catégories de filsdeputerie bien distinctes :

1. la bourgeoisie qui se torche dans ses carrés Hermès : ESCP, EM Lyon, ESSEC et HEC.
2. la classe moyenne qui boit du champagne Monoprix. On retrouve là directement toutes les écoles recrutant après une prépa, inutile d’essayer de les différencier, toutes se font une concurrence digne du combat de manchots.
3. les pauvres qui se déboursent des fortunes pour finir employés subalternes, voire juste arnaqués : toutes les autres écoles (toutes post-bac) dont les dossiers de candidature rassemblent en gros le bulletin d’imposition de tes parents et le QCM que t’as eu à ta JAPD en guise de concours.

Tous ces établissements plus ou moins merdiques ont pourtant un point commun notable : le fric. Les écoles commerce, la caillasse, elles adorent ça et de plus en plus ces dernières années.
 

Grandes Ecoles et esprit de corps : les thugs encravatés.
 

Tout d’abord, il faut savoir que les écoles de commerce, quelles qu’elles soient, sont toujours gérées par une administration bureaucratique semblable pour partie à celle qu’on retrouve dans les universités françaises. L’incompétence y évolue souvent dans les pas du clientélisme, voire du népotisme – à l’image du directeur de mon école qui avait visiblement tenté de nommer sa propre épouse à un poste d’enseignante-chercheuse. Comme le notait Max Weber (La domination, p. 119), il n’est pas étonnant que de telles bureaucraties se soient greffées à la gestion des pôles académiques majeurs que sont les grandes écoles, quand on sait que ces grandes écoles sont devenues des centres de pouvoir à part entière, puisque préceptrices de ce pouvoir via le capital culturel certifié qu’elles délivrent dans la société civile par le biais d’« examens spécialisés ». Or les grandes écoles de commerce actuelles (sous-entendu post-prépa), qui imposent leurs normes dominantes aux autres écoles de commerce (sous-entendu post-bac), font le jeu très nettement néolibéral de la « formation » et non plus de l’ « éducation », deux concepts très différents dans la théorie et malheureusement plus dans la pratique, puisque la formation forme exclusivement à des emplois quand l’éducation consiste en un bagage culturel se devant d’être reconnu comme tel dans la société.

La raison de cette divergence somme toute récente ? La montée en puissance des entreprises et du régime capitaliste dans l’imaginaire collectif encadrant les objectifs sociétaux de l’éducation (à savoir donner un socle égalitaire et les moyens d’une ascension sociale par l’éducation à nos sociétés), jusqu’à aller parasiter puis phagocyter totalement la notion de domination culturelle par l’éducation dans nos sociétés, la transformant en une formation alignée sur ses propres exigences. Dès lors, les entreprises dictent ce qu’il faut apprendre pour leur apporter des employés dociles et du pognon ; et cela passe forcément en tout premier lieu par le sommet de la pyramide, anciennement éducative, dorénavant formative : les grandes écoles, des modèles prêts à servir en tant que tels et à entretenir cette confusion dans les termes. Ce tournant formatif s’appuie sur maintenant plusieurs décennies de ce qui s’apparente, pour les différentes politiques tant académiques qu’économiques à une nouvelle forme de chantage à l’emploi : « le cursus scolaire doit permettre à tous d’avoir un emploi ».
 


Double erreur ou double mensonge ?
 

D’une part, reconnaître que les entreprises ont besoin de ces formations, c’est déjà reconnaître que la formation sert les entreprises avant d’éventuellement servir la société civile, or ce ne sont pas là les valeurs de l’éducation. D’autre part, il n’est pas garanti qu’intégrer la rhétorique formative des entreprises dans le cursus éducatif, donc de permettre un coup de pouce magistral à leur productivité et donc aux dividendes du capital patrimonial, soit un gage de bien-être sociétal tant que les fruits de cette productivité ne sont pas redistribués – l’accroissement des inégalités constaté par l’ensemble des sciences sociales démonte d’ailleurs cet argument d’un ruissellement du bien-être par une redistribution (absente) des richesses.

L’historique des grandes écoles nous a d’ailleurs montré qu’il n’y a nullement besoin d’une formation orientée dans le sens des entreprises pour que celles-ci y recrutent : l’important reste la sélection d’étudiants issus majoritairement des classes supérieures. Le problème reste que les grandes écoles sont prises dans ce jeu des politiques économiques (dont on connait les tendances clientélistes marquées quand il s’agit de prêter l’oreille aux lobbies) : pour conserver leur légitimité et donc leur pouvoir, les bureaucraties des grandes écoles, si elles ne sont pas directement calquées sur les politiques des entreprises des Chambres de Commerce et d’Industries (CCI) dont elles dépendent financièrement, prêtent la patte au discours désormais d’État de l’avenir sociétal par les entreprises. Et la boucle est bouclée.


Ce phénomène va en s’intensifiant...
 

Or quand l’offre de cours des grandes écoles se trouve dictée par les entreprises à travers les CCI ou les politiques économiques, que celles-ci les considèrent avant tout comme un réel investissement, sur le long terme, pour leur recrutement et avec l’espoir d’y épancher leurs valeurs, alors les entreprises et les politiques qu’elles soudoient font très attention à qui placer à la tête de ces grandes écoles.

Et c’est là que les thugs encravatés débarquent. Les CV des directeurs des grandes écoles sont triés sur le carreau et leur propre formation passe directement par le pré carré des tout meilleurs établissements mondiaux et non plus juste nationaux. On parle-là de diplôme de l’X, du MIT ou de Cambridge et ce phénomène va en s’intensifiant, non seulement avec le temps mais aussi avec le prestige relatif de l’établissement dont ils ont la charge. S’ajoute à cela le fait que, pour avoir une légitimité dans le domaine, il faut au choix être passé par des postes à haute responsabilité dans les grandes entreprises ou bien avoir vendu son âme à la doxa des entreprises en tant que directeur de recherche avec suffisamment de talent – mais cela reste plus rare. En tous les cas, il s’agit là de profils de carrières hautement politiques, faisant appel aux relations bien placées et il n’est alors pas rare de voir émerger un clientélisme prononcé à la tête des bureaucraties des grandes écoles, qui acquièrent de fait la réputation semble-t-il propice d’être « proches des entreprises ».
 


Bienvenue dans l’univers du bullshit !
 

Découle alors dans les grandes écoles le discours sinon néolibéral, tout du moins toujours prêt à reconnaître le capitalisme comme allant de soi, des entreprises. Et en tout premier lieu des grandes entreprises, plus facilement capables de débourser l’argent nécessaire et de faire nommer les directeurs. Échanges de bons procédés. Le déversement de ce discours dans les grandes écoles ne se fait pas pour autant sans heurts et des professeurs un peu trop hétérodoxes dans leur façon d’appréhender le capitalisme se retrouvent assez facilement en marge ou licenciés. De toute façon, ils n’ont pas le choix : c’est à la direction (et donc aux entreprises) que revient le choix de valider ou non le bien fondé des cours enseignés.

Bienvenue alors dans l’univers du bullshit des entreprises directement inscrit sur les slides de vos cours, généralement présentées d’ailleurs par des « intervenants » issus des entreprises. Et l’enseignement qui est prodigué suit alors au millimètre l’avancée de l’inconscient économique des entreprises. Avant la dernière débâcle financière, on parlait encore du parfait équilibre des marchés désormais informatisés, mais dès 2008, les cours des écoles de commerce ont dû s’adapter en même temps que les entreprises à l’idée largement répandue qu’il fallait « moraliser le capitalisme ». Gestion des portefeuilles d’investissement éthiques, blanchiment d’argent et responsabilité sociétale des entreprises, développement durable, … l’explosion morale molle du genou s’est faite dans les entreprises sans que rien ne change mais aussi dans les cours des grandes écoles. Les exactions du capitalisme appelaient à l’établissement d’une forteresse blindée juridique pour protéger nos sociétés et la pression des entreprises l’a transformée en une maigre clôture de vertu (lire Frédéric Lordon, Et la vertu sauvera le monde… – Après la débâcle financière, le salut par l’« éthique » ?). J’ai ainsi assisté effectivement à un cours entier dédié au blanchiment d’argent, dont la majorité des chapitres détaillaient le fonctionnement des trusts luxembourgeois et les nouveaux montages financiers sous Bitcoin. Pas la peine de vous dire que l’appel à la vertu servait de conclusion minimaliste. D’autres écoles du Sud de la France ont poussé le crime de l’ânerie jusqu’à proposer un cours intitulé "Yoga et management" : ouvrons les chakras de nos travailleurs alors que nous nous préparons à les licencier, pour le bien-être de tous.


Comment fonctionnent les écoles de commerce ?
 

Passons à présent à l’anecdotique, révélateur quand il s’agit de comprendre comment fonctionnent en détail les directions des écoles de commerce. J’ai déjà cité le cas de mon école, que je pourrais largement étendre à des malversations comptables que peu d’étudiants ignorent sur le campus, mais revenons sur le cas d’une de ces écoles du Sud de la France dont le directeur risquait aux dernières nouvelles la prison pour fausses factures, démarchage en l’absence de mise en concurrence, clientélisme et utilisation probable de l’association des diplômés dans la mise au point de montages financiers. Le mec avait tout de même commandé 7200 clefs USB (à plus de 14€ pièce, outch) à une boîte dirigée par son fiston et acquis 160 places de loge pour la Coupe du monde de rubgy sur la base de fausses factures. En parallèle, il semblerait que le directeur aurait signé quatre conventions en neuf mois avec une « relation étroite » dirigeant une entreprise spécialisée pour former les équipes de l’école, dans le même temps, la rémunération de DPF passant étrangement de 45k€ annuels à 120k€.

Inutile de vous dire que, quand on a de tels calibres à la tête des écoles, la doxa de l’appel à l’éthique précédemment citée se diffuse bien plus rapidement qu’un quelconque éloge de la régulation et des vertus des limitations juridiques. Le tout forme, déforme et malforme les étudiants qui y transitent, bien entendu, peu avant qu’ils en viennent eux-mêmes à diriger une société qui les récompensera économiquement de conserver en place ces schèmes. Et alors là, la récente polémique autour d’UberPop a été un parfait révélateur de la filsdeputerie déjà acquise en grande école : la dérégulation, ils l’accueillent à bras ouverts, du moment qu’ils appellent ça l’« économie collaborative » (voir l’excellent article d’Evgeny Morozov). Un peu de recul aurait été nécessaire sur le flot de bêtise ambiant, franchement malsain, qui oublierait presque qu'on est (heureusement) encore dans un État social et que oui, le droit de grève, certains se sont battus pour, même si d'autres aujourd'hui lui font déshonneur. Je n'ai pas vu beaucoup de gens autour de moi, pourtant fortement diplômés et ayant fait des études en économie ou en sciences sociales, qui aient eu un réflexe autre que de s'indigner puisque le client qu'ils sont est roi. C'était affligeant, souvent mesquin. Un parterre de petits salopards qui déblatèrent dans l'entre-soi d'une espèce de petite bourgeoisie naissante, certaine de ses droits sur ceux en situation précaire qu'ils ne seront pas et bien certaine que le reste de la société suivra le satisfecit qu'elle donne au modèle social, franchement néolibéral, qu'on lui a enseigné partout de mettre en place.


La bulle "éducative".
 

Comme je l’ai dit plus haut, la prétendue proximité des entreprises avec les grandes écoles est en réalité une imbrication pure et simple. De ce fait, il n’est pas étonnant de voir les modèles de concurrence et de sélection des premières se manifester aussi chez les secondes ; pour autant ce n’est pas suffisant pour décrire à quel point les étudiants des grandes écoles sont devenus des produits de recrutement pour les entreprises et la réalité est en vérité encore plus salope. La question est en fait celle d’une « bulle éducative » – si tant est qu’on veuille encore parler d’éducation. Or normalement, une bulle continue de s’enfler tant que l’ensemble des acteurs en bénéficient et ne crève qu’à partir du moment où celle-ci n’est manifestement plus soutenable pour au moins un sous-ensemble d’acteurs. Les acteurs, justement et puisqu’il nous revient de trouver à qui profite le crime, qui sont-ils ?

Les administrations d’écoles, tout d’abord. On a ainsi entendu des directions de grandes écoles professer que "ce qui ne coûte rien ne vaut rien". Forcément. Ça arrange plus d’une personne dans les administrations de ces écoles de commerce que l’argent coule à flots, puisque ces établissements tirent directement leurs rémunérations de ces frais de scolarité. Bonne nouvelle : le projet d’enculade est en train de s’étendre aux écoles d’ingénieurs, jusqu’alors bastions de l’élite et de l’éducation républicaine et les écoles de commerce demandent avec de plus en plus d’insistance de devenir des « sociétés anonymes à visée éducative ». Tout est dans le titre.

Le groupe Pearson, également, s’en met plein les fouilles. Cette holding détient entre autres titres de presse le Financial Times, journal qui édite chaque année le Classement des Grandes Écoles et Universités, classement reconnu à travers le public de ces établissements comme la référence, ce malgré une méthodologie de classement qui mélange des choux et des carottes. La carotte, justement, le groupe Pearson la met bien profond à tout le monde puisqu’également actionnaire des bases de données nécessaires aux chercheurs qui évoluent dans ces établissements. Et là, le crime profite à fond quand on connait les tarifs de location de ces bases de données… Reste alors à Pearson, au travers du Financial Times et de son classement, d’augmenter progressivement le coefficient de pondération des critères liés à la Recherche pour voir affluer le pognon avec des grandes écoles toutes décidées à monter dans les classements en balançant des sommes colossales dans le recrutement d’enseignants-chercheurs reconnus et dans la location de ces bases (lire à ce sujet le papier d’Henri de Bodinat). La concurrence, certes ; mais dans un marché fortement truqué, donc.
 


Ce sont les banques qui se frottent le plus fort les mains.
 

Les enseignants-chercheurs, fatalement, s’en frottent les mains. Tous ne roulent pas sur l’or, mais certains visiblement suffisamment pour que la rémunération moyenne des maîtres de conférences en grande école gravite autour de 100k€ annuels. Quand on a l’opportunité de faire une carrière prestigieuse dans l’Enseignement Supérieur, on ne va légitimement pas manifester contre l’angoissante hausse des droits et frais de scolarité - dont voici l’état des lieux en 2012. Pour autant, en tant que travailleurs au sein de ce marché désormais dérégulé et du fait d’une rationalisation outrancière des politiques budgétaires des établissements, eux aussi commencent à morfler. À l’image des professeurs de langues de certaines écoles de commerce dont la rémunération a été, du jour au lendemain, drastiquement abaissée de 30 à 50%.

Enfin, en bout de chaîne, ce sont les banques qui se frottent le plus fort les mains, parce que là, le pognon arrive par convois entiers. Pourtant, on le sait depuis longtemps : en 1998 déjà, Nico Hirtt avait publié « Tableau Noir, résister à la privatisation de l’enseignement », rassemblant des rapports peu lus et donc tout à fait cyniques de l’OCDE au sujet de la prédation des banques vis-à-vis du marché des prêts étudiants en voie de devenir le moyen et le but de tirer des intérêts à l’intégralité de la chaîne académique, des écoles primaires, collèges et lycées privés aux écoles du Supérieur. En 2000, le projet est presque achevé pour les banques et Nico Hirtt récidive avec un titre désormais désespéré :  "Les Nouveaux maîtres de l’Ecole, l’enseignement européen sous la coupe des marchés". Les entreprises spécialisées dans l’enseignement se sont récemment ajoutées à la longue liste des acteurs prêts à tout pour vampiriser encore davantage les frais de scolarité étudiants, avec en première ligne toutes celles liées à la digitalisation des contenus académiques. Les MOOC, ces cours en ligne, à distance et ne nécessitant de payer aucun enseignant séduisent les grandes écoles qui délivrent dès lors des certifications à n’importe qui et la dérégulation devient totale. Dans la même veine, je vous présente le pire du pire : une boîte dont voici la publicité (clique, salope) ; tout y est : la formation à distance pipeau, la tablette offerte, la certification ISO 9001 qui vend du rêve, le partenariat incompréhensible avec Standford et la mention BAC+5 qui fait croire fallacieusement à un Master 2. On pourra également citer des sites internet faisant leur marché directement auprès des écoles pour leur permettre d’apparaître dans leurs classements en ligne contre rétribution. Honnête.
 


Commencer sa vie avec un prêt ¯\_(ツ)_/¯
 

Je parlais plus haut du sous-ensemble d’acteurs qui ferait exploser la bulle. Il me semble évident qu’il s’agit des étudiants eux-mêmes qui ont bénéficié un temps de l’augmentation de leurs frais de scolarité, qui apportait encore à leurs cours et au prestige de leurs établissements au niveau international un semblant d’avantage, mais qui avec des frais de scolarité culminant à 40k€ commencent à vraiment se faire praliner la rondelle.

Les étudiants ne sont plus seulement des produits des écoles pour les entreprises, ils sont devenus des actifs financiers pour les banques sous la forme des prêts étudiants qu’ils génèrent. Mais la situation ne pourra pas se désamorcer d’elle- même et appellera sans doute dans le futur à des manifestations étudiantes fleuves… Au Canada et au Chili, en plein dans ce modèle, les affrontements ont souvent été violents ces dernières années. Le problème de cette « bulle de l’enseignement » est qu’elle profite à une vaste minorité ayant aux mains les outils de l'Enseignement Supérieur et s'adressant à une élite académique qui, connaissant l'appétit des étudiants à décrocher leur place au sommet d'une société, ne se priveront pas pour leur faire débourser de plus en plus pour arroser leurs collègues. Et certes, l'État ne peut plus suivre. Mais il ne tient qu'aux écoles françaises (de commerce comme d'ingénieurs) de dire stop aux dépenses inutiles, à la course aux classements internationaux qui sont du flan, à ces crédits d'une Recherche qui ne concernera jamais les étudiants mais à qui on continue de faire miroiter que la renommée de leurs enseignants assurera la qualité de leur diplôme.

Faut-il le préciser, mais jusqu’à présent, notre modèle d'Enseignement Supérieur ne s'était jamais senti vraiment mal sur le plan international. L'argument de la mondialisation et des soi-disant nécessités d’internationalisation et de « montée en gamme » qu'elle entraîne sont un mirage et nos étudiants les plus diplômés, mathématiciens en tête, restent parmi les meilleurs du monde ; dès lors, le retard que certains observent ou veulent observer est tout relatif. Si une élite chinoise apparaît soudainement désireuse de courir après les frais de scolarité des universités américaines (on parle là-bas de prêts étudiants allant jusqu’à 300k€) grand bien leur fasse. Mais nous n'avons aucun intérêt à bousculer notre modèle social pour suivre une croissance des frais de scolarité ne menant pas beaucoup plus haut dans des classements dont la vacuité se démontre en quelques lignes. Et c’est bien ce discours, politiquement radical s’il en est, de la vacuité qu’il faut progressivement réintégrer.

Crédit image : Texas A&M.

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